Quand son fils Hugo a été admis pour une session d'automne à Montréal, Sylvie a d'abord sauté de joie… avant de réaliser l'ampleur du défi : trouver, depuis la France, un logement fiable dans une ville qu'elle ne connaissait pas. Entre le décalage horaire, un marché locatif totalement différent et la peur de l'arnaque, elle a bien cru ne jamais y arriver. Elle raconte, étape par étape, comment elle a fini par aborder la rentrée sereinement.
Une bonne nouvelle… et une grande question
Tout commence au printemps, avec un e-mail d'admission qui change tout. Hugo, 19 ans, est accepté pour poursuivre ses études à Montréal. La fierté est immense — vite rattrapée par une inquiétude très concrète. Car derrière l'euphorie du départ se cache une question qui empêche vite de dormir : où, et comment, va-t-il se loger ?
« On était tellement contents… et deux minutes après, je me suis dit : mais où est-ce qu'il va habiter ? Chercher un logement à l'autre bout du monde, pour mon fils, ça m'angoissait. »
Sylvie n'est jamais allée au Canada. Elle ne connaît ni les quartiers de Montréal, ni les codes du marché locatif québécois. Et le temps presse : entre l'admission et la rentrée, il ne reste que quelques mois, dont un été où beaucoup d'étudiants cherchent en même temps.
La galère de la recherche à distance
Décalage horaire, marché locatif inconnu, annonces qui semblent trop belles, demandes d'acompte avant même d'avoir visité… Sylvie multiplie les recherches le soir, après le travail, sans savoir à qui faire confiance. Les fuseaux horaires n'aident pas : quand elle envoie un message, la réponse arrive parfois le lendemain, et chaque aller-retour fait perdre de précieux jours.
« Je passais mes soirées sur des groupes Facebook et des sites que je ne connaissais pas. À chaque annonce, je me demandais si c'était sérieux ou une arnaque. À 5 500 km, impossible d'aller vérifier sur place. »
La peur de l'arnaque, très courante lorsqu'on réserve un logement étudiant à l'étranger sans repère local, la fait renoncer plusieurs fois au dernier moment. Une annonce lui plaît, puis on lui réclame un virement immédiat « pour bloquer le logement » : elle recule, méfiante. Une autre fois, les photos semblent trop parfaites pour le prix affiché. Le doute est permanent.
Comprendre un système différent
Rapidement, Sylvie découvre que se loger au Québec ne fonctionne pas tout à fait comme en France. Le vocabulaire change (on parle de « bail », de logement « tout inclus » ou non), les baux démarrent souvent à des dates précises, et la question du garant ne se pose pas de la même manière que dans l'Hexagone. Sans personne pour lui expliquer, elle avance à tâtons.
« Je ne savais même pas quelles questions poser. Est-ce que le chauffage est compris ? Le meuble ? L'électricité ? En France j'aurais su, mais là, j'étais complètement perdue. »
C'est justement ce manque de repères qui transforme une simple recherche de logement en source d'angoisse. Sylvie aurait aimé un interlocuteur capable de traduire tout cela dans un langage clair.
La rencontre avec Movaway
C'est finalement une collègue, dont la fille était partie étudier au Canada, qui lui parle de Movaway. Un peu sceptique après ses mauvaises expériences, Sylvie tente tout de même sa chance et prend contact.
« Dès le premier échange en visio, j'ai senti que je parlais à des gens sérieux. Ils m'ont posé les bonnes questions : le budget, le quartier, la proximité du campus, la date d'arrivée d'Hugo. Rien n'était laissé au hasard. »
L'équipe prend le temps de comprendre la situation d'Hugo : son université, son mode de vie, s'il préfère un studio ou une colocation, sa tolérance au trajet quotidien. Puis elle présente à Sylvie une sélection de logements correspondant à ses critères, avec des informations claires sur le loyer, les charges et les contrats. Pour la première fois depuis des semaines, Sylvie a l'impression de ne plus être seule face à l'inconnu.
« Ce qui m'a rassurée, c'est qu'on m'expliquait tout. Chaque logement, ce qui était inclus, ce qui ne l'était pas. Je pouvais enfin comparer sur des bases claires, sans avoir peur du piège caché. »
Le budget, sans mauvaise surprise
La question de l'argent, évidemment, revient sans cesse. Envoyer de l'argent à l'étranger pour un logement qu'on n'a pas vu, c'est un cap difficile à franchir pour un parent. Sylvie apprécie d'avoir eu, dès le départ, une vision nette de ce que représentait chaque mois : le loyer, les charges éventuelles, et ce qu'il fallait prévoir en plus.
« On m'a présenté les montants clairement, sans frais qui apparaissent à la dernière minute. Pour un budget de parent, ça compte énormément de savoir exactement où on met les pieds. »
Le logement idéal pour Hugo
Hugo trouve finalement un logement lumineux, bien situé et à distance raisonnable de son campus. Un vrai chez-soi pour démarrer sa vie étudiante : une chambre au calme pour travailler, une cuisine fonctionnelle pour apprendre à se débrouiller, et un espace de vie où recevoir les nouveaux amis qu'il ne va pas tarder à se faire.
« Voir les photos, savoir que c'était vérifié, avoir quelqu'un à qui parler… ça a tout changé. Hugo est arrivé, les clés l'attendaient, et j'ai enfin pu dormir tranquille. »
Le jour de l'arrivée
Le grand jour, Sylvie est à des milliers de kilomètres, les yeux rivés sur son téléphone en attendant des nouvelles. Le décalage horaire rend l'attente interminable. Puis le message tombe : Hugo est bien arrivé, les clés l'attendaient, et un interlocuteur restait joignable en cas de souci.
« Il m'a envoyé une photo de sa chambre en disant : “Maman, c'est encore mieux qu'en vrai.” J'ai pleuré, mais de soulagement cette fois. »
Les premières semaines d'Hugo
Les jours suivants, Hugo prend ses marques : il repère le trajet jusqu'au campus, teste les cafés du quartier, s'inscrit à ses premiers cours. Les appels vidéo du soir, autrefois teintés d'inquiétude, deviennent de vrais moments de complicité où il raconte ses découvertes.
« Au lieu de me parler de ses problèmes de logement, il me parlait de ses cours, de ses colocs, de la ville qu'il adorait déjà. C'est exactement ce que j'espérais pour lui. »
Le bilan d'une maman rassurée
Quelques semaines après la rentrée, Hugo a pris ses marques et Sylvie a retrouvé sa sérénité. Avec le recul, elle mesure surtout tout le stress qu'elle s'est évité.
« Le plus dur, quand son enfant part si loin, c'est de se sentir impuissante. Là, j'ai eu l'impression d'être accompagnée du début à la fin. Je recommanderais sans hésiter à d'autres parents dans la même situation. »
Son conseil aux autres familles ? Ne pas rester seul face à la recherche, se faire accompagner, et surtout se méfier des annonces qui demandent de l'argent avant tout contact sérieux. « On veut le meilleur pour son enfant, conclut-elle. Le savoir bien logé, dans un endroit sûr, c'est la première étape pour le laisser partir l'esprit tranquille. »
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